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El@d

 
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El@d
Moussaillon
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Joined: 23 Jul 2008
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PostPosted: Wed 23 Jul - 12:54 (2008)    Post subject: El@d Reply with quote

Note : Ce texte constitue le premier chapitre d'une histoire que j'ai entammé voilà maintenant 4 ans, dans le cadre d'un monde d'héroïc fantasy très classique (un peu trop à mon gout). Du coup, tirant profit des nombreuses lecture que je faisais, j'ai crée un monde un peu différent pour faire évoluer mon personnage. Je tenterais de présenter ce monde (qui s'inspire à la fois de l'Héroïc fantasy classique et des grands traits des Monde de Simonay, Pullman, ou de certains monde de jeu vidéo réputés. D'aucun risquent de trouver cela purement idiot de prendre les idées aux autres... mais je ne me sens pas l'ame d'un créateur, juste d'un mec qui, de temps en temps, a besoin de pondre un petit texte, et a besoin d'un cadre... bref n'hésitez pas à m'envoyer un MP pour vos critiques, vos remarques, vos questions et suggestions, je serais très heureux de les lire et d'en tenir compte, merci Bien le bonjour! )

Je rajouterais, avant que vous ne commenciez votre lecture, une phrase que l'on m'a dite un jour, au sujet de mon propre personnage : La route de l'Arpenteur ne connait pas de fin. Si tu en aperçois une, alors tu n'en vois qu'un chapitre... Après 4 ans d'écriture au rythme aléatoire qui porte l'ensemble de mes textes à prèt de 300 pages, dans un désordre parfois total, je me rend compte à quel point cette phrase sonne juste... et j'en remercie l'auteur, pour m'avoir ouvert les yeux (une petite dédicace ne coute rien Souriant

chapitre 1 : La désignation


Penché à la fenêtre, il respirait le vent du soir qui soufflait sur la cité, sa cité, qui étalait ses lumières, une centaine de mètres au-dessous de lui. Carmenon, la capitale de l’Arkélie, s’apprêtait à fêter dignement son nouveau seigneur. Et c’était lui, Elad, qui allait récupérer ce titre qui, malgré son prestige, le priverait de son rêve : Parcourir le monde, hors des limites qu’il lui connaissait, hors du royaume que le destin lui avait offert.
Il observa à nouveau la vue qui s’offrait à lui, et son regard se posa sur les hautes murailles de la ville, sur lesquelles, furtivement, guettaient des groupes de sentinelles, qui, comme tous les habitants de l’Arkélie, avaient la faculté de se rendre invisibles dans la pénombre, ce qui facilitait leur tache de défenseurs. Ainsi la ville était-elle réputée imprenable. Mais Elad ne contemplait pas ces murs comme les fières défenses de son royaume, mais comme ceux d’une prison, qui le condamnaient à une vie de seigneur, certes, mais d’un petit royaume lointain, inconnu ou presque du reste du monde.
On frappa à la porte. C’était Deran, le capitaine de sa garde et administrateur des décisions militaires du royaume depuis que les parents d’Elad étaient morts, et ce jusqu’à ce que leur unique héritier soit en âge de commander. Mais le capitaine était vieux et les récits des vaillants combats qu’il avait livré face à des monstres légendaires appartenaient à un passé révolu. Il avait été le meilleur ami de son père et, à la mort de celui-ci, lui avait juré de donner à Elad la meilleure éducation qu’il pouvait recevoir. Il lui avait ainsi appris le maniement des armes, et leur fabrication.
Elad était ainsi devenu le plus grand combattant du royaume. Mais aujourd’hui, il venait le chercher justement parce que sa formation était terminée, et qu’il devait maintenant prendre sa place sur le trône.
L’esprit plein d’appréhension, il suivit le capitaine à travers les couloirs du palais, vers la salle du Conseil. Là, assis à une longue table en demi-cercle, se trouvaient les plus hauts dignitaires du royaume, et au centre d’entre eux, le Prophète du Temple, Le Voyant Aveugle. On le nommait ainsi à cause de son infirmité, signe de son rang. Il était la Mémoire et la Sagesse, et le conseil ne prenait aucune décision sans son accord, bien qu’il ne participât que rarement aux discussions qu’il jugeait laborieuses et inutiles. Sa présence intrigua Elad. Mais, comme s’il avait lu ses pensées, le Voyant se leva et dit, d’une voix grave :

« Elad, seigneur de notre royaume, comme tu le sais, tu aurais du recevoir, aujourd’hui même, de nos propres mains, le pouvoir sur ce royaume. Mais ton destin en a décidé autrement, et les Arkanes me l’ont fait savoir. Car cette nuit, je t’ai vu…
oui je t’ai vu, dans un rêve prophétique. Tu te battais pour une cause, pour l’espoir et pour ton peuple. Un grand péril, encore diffus, menace ces mondes, et tu tentais de le repousser. Mais ce qui m’a frappé, c’est que tu n’étais pas seul. Tu accompagnais de nobles seigneurs, qui m’étaient inconnus, et tu combattais à leurs cotés. Ils criaient à la gloire du Phœnix, qui semblait les protéger. Mais, dans ton esprit, un mot revenait sans cesse, te tourmentant jusque dans ton sommeil : l’Héritage. Et je me suis rappelé une très ancienne prophétie, celle d’un peuple d’artisans et de forgerons, les Anathoïs, considérés comme les ancêtres communs à toutes les races du Monde, qui auraient conçu puis dissimulé quelque part une arme fantastique, capable d’anéantir toutes les races de ce monde. Mon instinct me dit que ce rêve reflétait ton destin, et que tu tiens entre tes mains le sort du royaume. Aussi le Conseil a t-il décidé de te donner le rang d’Arpenteur Suprême de l’Arkélie. »

Elad, qui écoutait attentivement depuis le début, fut suffoqué par le mélange de sentiments qui déferla en lui à cet instant. Arpenteur ! C’était un rang sans égal, un honneur immense, et une tache colossale, celle de porter la voix de son royaume partout où elle devait se faire entendre. Son rêve allait enfin s’accomplir, mais il allait devoir pour cela abandonner ses terres, son peuple.
Un serviteur s’approcha de lui, et lui tendit, sur un coussin de soie, une épée courbe, légère, robuste, terriblement effilé, dont la lame brillait d’un reflet arc-en-ciel sous la lumière des chandeliers et dont le manche était orné de l’emblème du royaume : Le Serpent-Flamme.

« Elad, Arpenteur de l’Enisorai, tu seras digne de porter Sæt’Ryïl, Lame de la Lumière, qui, nous l’espérons tous, te mènera à la victoire. Maintenant va, une longue et dure vie t’attend. »

Encore abasourdi par ce qu’il venait de se passer, Elad rejoignit sa chambre où l’attendait le vieux Deran. Ils parlèrent un long moment. Le capitaine avait été lui aussi frappé par les évènements. Mais il était heureux pour son élève, qui allait enfin pouvoir visiter le monde, et qu’il sentait près à affronter les pires dangers.
Elad lui confia, ainsi qu’au Conseil, la régence du royaume en son absence, qui pourrait durer très longtemps. Puis, il prit quelques affaires pour son long voyage. Dans un sac, il glissa des tranches de viande séchée et des fruits, prit quelques vêtements et glissa Sæt’Ryïl dans son fourreau, dans son dos. Et il appela Charat.
Charat était son ombre, la créature qui représentait sa personnalité. Chaque Enisor avait un ombre, et le sien était issu d’un étrange mélange de chat et de mulot, d’où son nom. Si étrange que cela puisse paraître, il n’avait gardé que les avantages des deux espèces qu’il présentait. Doux, affectueux et tendre avec les amis de son maître, il pouvait se montrer d’une férocité sans égale pour le défendre. Il nageait bien, mangeait de tout et avait des sens exceptionnellement développés. Leurs destins étaient liés, et Elad ne pouvait se résoudre à partir sans lui. En outre, son instinct lui serait très utile, dans des régions inconnues.
Il partit le lendemain, vers la lointaine cité de Donaus, à l’extrême limite de ses contrées, espérant faire d'utiles rencontres sur la route du Destin, qui le mènerait vers les Terres lointaines.
_________________
"Et l'Eternel, s'adressant à Adam : Tu mangeras le pain obtenu à la sueur de ton front, et retourneras à la Terre dont tu es issu, car poussière tu est, et reviendras à la poussière..."

Genèse, 3-19.


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PostPosted: Wed 23 Jul - 12:54 (2008)    Post subject: Publicité

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