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Pensées

 
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Altéa
Mousse
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PostPosted: Tue 27 May - 10:49    Post subject: Pensées Reply with quote

Merci de ne pas utiliser ces textes, qui, aussi modestes soient-ils, me tiennent à coeur. Je serai très heureuse de lire vos critiques sincères et constructives dans la partie pensées: COMMENTAIRES.

Bon... je vais commencer par des anciens^^. Bizzarement, c'est toujours ceux que je préfère... Mes textes sont... enfait, j'ai aucune idée de quel style c'est! Je les nommes Pensées, ou Paroles...

Nuit sans passage

Au bord du rivage de la plaine, il se tenait assis, son pelage gris mêlé au brouillard qui avançait avec la nuit. Une nuit sombre, sans étoiles, sans larmes… Une nuit qui n’annonçait aucune aube après son passage… la Nuit sans Passage. La plaine verdoyante devint un gouffre sombre, empli de douleur et de peur, miasme sans fin ni début aucun. Mais il ne pouvait toucher le Veilleur, le Gardien des étoiles, des larmes, lui qui sur son front porte le silence et dans son regard l’étoile du soir. Lui qui veille sur la Lune nacrée, et la chante lorsque les hommes l’oublient.

Lors de cette nuit aussi, il sera seul, abandonné de tous sauf de lui-même. Car Fidèle est aussi son nom : il le fut pour Elle, il le fut pour tous, mais avant tout envers lui-même. Au sein du gouffre, du Mal venu de la Lumière, il ne trouva aucune lumière. Alors, il l’appela.

Doucement, toutes les étoiles de tous les mondes tombèrent dans les eaux sans fin. Une à une, elles rejoignirent la première étoile de vie qui était partie… Celle du Veilleur, celle du seul être qui se souvenait que toute Lumière commence par celle que l’on est deve-nue. Donnée, offerte, elle ne porte plus de nom, car elle est sans limite.

Du fond du gouffre, le Mal hurla sa défaite. Lui, si puissant… il s’inclina devant la fragilité douce et tendre, implacable de force… d’une larme. Alors, Il protégea cette larme, faisant naître d’elle la Vie.

Les spirales recommencèrent à tourner, les étoiles à chanter, les vies à naître. Les pier-res anciennes se dressèrent à nouveau dans la plaine qui rendait aux étoiles leur lumière, et à son gardien sa Gardienne. Au dessus de lui, elle n’est vue que du regard qui se mêle aux ailes des oiseaux qui reviennent, des montagnes qui se relèvent, de la Lune qui se souvient…

Elle ne porte pas de nom, mais une infinité de noms. Unique, tout comme le gardien, sa lumière vient de toutes les étoiles qui vivent ou meurent dans les sources qui coulent dans nos mains… Elle fut là à tout début, et revint à toutes les fins, appelée par ceux qu’elle n’oubliera pas.

A ceux qui l’appellent et la supplient, elle demande : connais-toi toi-même, et tu me connaîtras.

Et dans le murmure des étoiles, une litanie sans fin résonne mêlée aux autres…
« L'obscurité est généreuse, elle est patiente, et elle gagne toujours, mais au coeur de sa force il y a de la faiblesse: il suffit d'une chandelle pour la tenir à distance.
L'amour est plus fort qu'une chandelle.
L'amour peut embraser les étoiles ».

De nombreuse fois, elle l’a murmurée… mais plus de fois encore, elle a préféré ne rien dire…

Pourquoi ?

Parce que chacun pense comprendre ces mots au moment où il les écoute, mais per-sonne ne pense à remettre en doute cette compréhension, car qui aujourd’hui sait encore se remettre en doute ?

Dans le gouffre sans fin, une vie sans fin émergea d’une lumière venue du néant, d’un néant pas plus grand ni plus puissant que la volonté du Veilleur qui jamais ne douta de son chemin, car si même il n’en connaissait rien, il lui avait choisi un guide sans faille et sans nom… qui se trouvait en lui.

La Sombre nuit recula avec son gouffre, et se tapit dans les montagnes de roche, proté-geant cette vie venue de sa chaire… venue de sa noirceur qui d’une pensée était devenue blanche, belle… immaculée.

Qui connaît encore les cycles ? Qui encore les vit ?

Les larmes étincelantes entourèrent la Gardienne et son Gardien, unis. Ils ne répondront à aucune prière, ils ne le peuvent. Ils sont à la porte du Passage pour veiller sur les che-mins tissés par ceux qui entendent leur chant.

Ici, rien, ni personne… Mais la Vie.

En hommage au Gardien du Silence, et à sa Gardienne


I


PS: la citation est tirée du livre de l'épisode 3 de la guerre des étoiles...
_________________
"Il est troublant de découvrir combien de gens pensent qu'ils ne peuvent apprendre et combien plus encore croient que c'est là chose difficile... certains savent que chaque expérience porte en elle sa leçon."Dune
"le seul règne est celui de la vie."


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