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Altaïstia de Qin et Akéonne la Hyène

 
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Tsaag Valren
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PostPosted: Fri 20 Jul - 17:55 (2007)    Post subject: Altaïstia de Qin et Akéonne la Hyène Reply with quote

Voilà quelques extraits RP, si vous avez un peu de temps à perdre.
Ils concernent les personnages que j'ai joué sur Battla arenas, Altaïstia de Qin et Akéonne la Hyène.
La majeure partie des RP d'Altaïstia a disparu avec le forum de BA (pas pensé à sauvegarder)


Altaïstia de Qin est une noble de la famille royale du royaume de Qin (l'un des 12 de la Chine médiévale)
(La description de la Chine et de Gobi peut comporter des erreurs, je ne me suis "pas foulée" sur ce RP^^)
L'histoire d'Altaïstia est (mais alors très légèrement xD) inspirée de celle de Mulan.


Altaïstia de Qin





C'est mon nom, je suis née bien loin des arènes éternelles, à l'est, dans le royaume de Qin, au sud est de l'Empire du milieu, et au bord de la mer.
Je fais partie de la haute royauté de Qin. Mon père règne sur tous les villages paysans alentours. Quand à ma mère, je ne l'ai jamais connue. L'une des nombreuses femmes du harem, qu'elle soit noble, prise de guerre, dot de valaur voire simple roturière, peu m'importe.
J'ai gagné peu à peu une certaine liberté. Les lits à baldaquin, la couture, la vie de cour très peu pour moi. Mes 7 demi-soeurs s'en contentent, tout le jour dans leurs chambres, bichonnées par les servantes aux main habiles, tous les soirs dans la salle de bal et la grande salle à manger, à faire les yeux doux à quelque jeune homme des royaumes voisins.

Pendant que les femmes du peuple se courbent dans les rizières, un panier sur le dos, en avançant péniblement sur leurs pieds amputés, je galope le long de la plage avec Marikan, un étalon isabelle, sans doutes une prise de guerre.

Nous sommes constamment en guerre. Les autres royaumes de l'Empire lorgnent sur nos territoires et envient nôtre route maritime du commerce. C'est uen guerre curieuse, où se mêlent attaques non-revendiquées, complots, interminables discussions diplomatiques, mais jamais une guerre de front.

La plus grande menace provient de l'île orientale de Pojna.
Une petite île, peuplée de crétins fanatiques qui n'abandonnent jamais. Aussi innombrables que les vagues de la mer, ils débarquant, pillent, et meurent sous les flèches de la garde Shu-no-ku, les rares fois où parviennent à approcher nôtre forteresse.
A quoi bon s'inquiéter d'une petite île barbare, fut-elle peuplée de fanatiques ?

Jusqu'au jour...
L'écume de mer se mêle à la crinière de Marikan, rideau de lumière traversé des rayons d'un soleil couchant. Je m'évade. Sans entendre les cris, les pleurs, de mon propre peuple en fuite. Je reviens à la réalité, lorsque les cris environnants fissurent la bulle de mon rêve.
- Les pojnans ! La forteresse va tomber ! Fuyez, nôble dame !
La paysanne qui m'a interpellée s'éloigne en portant son enfants. Cris, pleurs, et peur.

Fuir ? Je connais. Tous les jours, lorsque j'enfourche Marikan, c'est la vie de cour que je fuis. Aujourd'hui, alors que mon refuge, mon nid douillet nocturne se meurt sous l'assaut Pojnan, je dois tourner bride et faire face.

La forteresse brûle.
Les Pojnans possèdent une nouvelle arme, un feu injuste qui dévore nos murs telle une hydre monstrueuse. A l'abri hors de portée des shu-no-ku, ils mitraillent nos murs à coups de canon, pendant que leurs troupes terrestres vident la forteresse.
Ils ont gagné.

***
Trois mois plus tard
***

Mon père est prisonnier de guerre. Je me suis présentée aux Pojnans en faisant valoir mon statut de Noble, pour conserver mes privilèges. Hors de questions qu'une femme de mon rang s'abaisse à la rizière avec les roturiers !
La poudre à canons n'est pas le seul pourvayeur de la victoire Pojnane. Dans leur armée, on trouve beaucoup de femmes. Elles s'entrainent à se battre comme les hommes.
L'administrateur pojnan, nouveau maître de la forteresse, vient de sceller mon sort. adieu, le lit à baldaquins. Adieu, la couverture de soie, le canard laqué. Je suis socialement rétrogradée au même rang qu'une servante. La seule condition pour que je reste en ce lieu est d'accomplir une part de travail comme n'importe quelle femme du peuple.

Je les hais. Ce qu'ils m'ont pris, comment le récupérer ? Je commence à jouer un rôle, mille courbettes, un sourire perpétuel, tandis que dans ma tête se bousculent d'autres images. Un pieu dans leur coeur de pierre. Le faux roi au bûcher, je ris en le voyant lentement se consumer.
Je me suis auto-assignée aux écuries. Ainsi, je peux garder Marikan, et prendre le prétexte de l'entraînement de la cavalerie pour de longues balades au bord de la mer. Celà ne suffit pas à éteindre la rage qui me submerge chaque soir lorsque je vais dormir dans un lit de bois vermoulu et des couvertures de laine !
Parfois, lorsque j'ai un peu de temps libre, je descends dans la salle d'entraînement des gardes et je place quelques coups de katana vengeurs sur un mannequin de bois. Un coup dans ton coeur de pierre, pojnan. Ils seront éventrés, tous, je reprendrai ce qu'ils m'ont arraché !
Chaque soir est semblable aux autres, un bol de riz, un lit dur, et je tombe de fatigue. Parfois, j'ai le temps de me réfugier dans les limbes fantastiques et de penser aux légendes gravées sur les rouleaux de la bibliothèque. Celle du voyage en occident, avec le petit singe Son-Goku. Celle de Mulan, une femme partie combattre les huns en se faisant passer pour un soldat. Pourrais-je ? Je peux faire le travail d’une palefrenière, sans l’avoir appris. Pourrais-je devenir un soldat ? Un soldat de l’ombre, frappant les pojnans dans leur sommeil. Un soldat insaisissable, insoupçonnable.
Ce but me permet de tenir, de supporter la rétrogradation sociale, le crottin, le fumier et mon bol de riz insipide. Un apprenti vient me rejoindre aux écuries, j’investis mon temps libre à manier le katana sur des mannequins. Nul ne me soupçonne. Les femmes pojnanes apprennent à se battre. Peut-être ont il même oublié que je fus leur ennemie. Peu à peu, les vétérans de la garde prirent l’habitude de me voir m’entraîner et m’apprirent quelques bottes et parades. J’ai la particularité d’être ambidextre, peu à peu, je pris l’habitude de manier un saï léger en main gauche pour parer les attaques.

Ma silhouette athlétique et mes deux armes se reflètent dans le bouclier du pojnan qui s’entraîne avec moi. J’aimerais suspendre cette image et la garder pour l’éternité. Les pojnans. Des humains, mortels. Je les ouvrirai en deux et répandrai leurs tripes !
- Jolie attaque ! Vous êtes sacrément rapide ! Vous avez failli m’avoir !
- Hein ?
Je ne veux pas de compliments d’un pojnan. Ils ne me parlent que pour m’enseigner les armes ou me donner des ordres, car je ne répond jamais. M’abaisser à parler à ces porcs, ce serait commencer à les traiter en humains et par là, à les apprécier.

Parfois, en revenant dans mon lit haï le soir, j’ai des visions des rois voisins venant libérer mon père et abattre les pojnans. Hélas, les jours deviennent des semaines qui deviennent des mois qui sont devenus 5 ans et nulle armée de l’empire n’est venue déloger mes agresseurs.

Je suis devenue une femme adulte. De plus en plus de regards masculins avides se promènent sur ma silhouette fine et mes longs cheveux noirs. N’y pensez même pas.

Un jour, le roi usurpateur me convoque. Il me fait asseoir à genoux, face à lui, toujours plus bas, comme le veut nôtre tradition. Il commence par louer mes qualités de palefrenière et de femme d’armes, puis m’annonce qu’un marchand de son peuple m’a demandée en mariage.

- Quoi ? je ne veux p…

Un homme riche, un excellent parti, bien plus qu’une Qin comme toi pourrait espérer. Demain, je lui donnerai ta dot, et tu partiras pour Pojna où vos noces seront célébrées. Je lui ai laissé ton cheval préféré aussi. Tu pourras l’emporter avec mon bon souvenir et ma bénédiction.
Mes lèvres se crispent.
Jamais….
Mes mains se serrent sur les plis de ma robe de palefrenière
Epouser un pojnan ? JAMAIS !
Je me relève, plus haut que l’usurpateur, et lui crache au visage ; ma salive, mélée à la colère, la haine, et la rancœur accumulée de ces dernières années.
Il n’a pas eu le temps de réagir. Je me retourne et entame une course folle vers la salle d’arme, emporte un katana, un saï, un arc, et la solde d’un pojnan, je me rue aux écuries, selle Marikan, pour une course vers l’ouest infini.
Une course sans retour.

- Epouser un pojnan, jamais ! J’épouse le vent et les roseaux de la plaine ! J’épouse l’écume de la mer, le vent du sud. Et je maudis Pojna, l’île infâme qui a engendré mes bourreaux ! Vous crèverez tous un jour, ce jour là je serai loin !

Je traverse des villages en dépensant la maigre solde volée dans de la nourriture, de la boisson, et un maigre équipement de survie. Sans fin, vers l’ouest. La mer n’est plus qu’un lointain souvenir. J’ignore si l’usurpateur a lancé ses troupes à ma poursuite. Il pense sans doutes que j’ai fui le long de la côte maritine du sud. En fait, j’approche des portes de Gobi.
Gobi, les terres des hardes Takhs , les cousins sauvages de Marikan. Les Takh, que vous désignez sous le nom imprononçable de Prjewalsky, sont des chevaux sauvages réputés indomptables. Et Gobi, en dépit de ce que le mot "désert" peut évoquer, est le lieu de tous les contrastes, 45° l'été, et -30° l'hiver, eau rarissime, quelques lièvres craintifs...
J’ai plus reculé socialement que je ne l’aurais jamais cru. Je suis devenue une femme sauvage, une fugitive qui découpe les cactus au saï pour se nourrir de leur jus, qui dors sous le ventre de sa monture, qui pose des collets et dépèce vivantes ses proies.
La progression se fait pénible. Marikan n'a plus la force de me porter. Je le traîne. Il refuse d'avancer. La mort dans l'âme, je lui tranche la gorge. Je me nourris de son sang et sa viande, mon plus vieux compagnon, mon ami de toujours. Je voudrais lui creuser une tombe décente, mais ma survie est déjà trop incertaine.

Je suis seule. Seule. Je délire en croyant voir de l'eau. Mais non. C'est toujours le même froid sec, traître.
Un mirage ?
Une galopade. Non loin s’abreuve une harde Takh. J'ai appris à les reconnaître : la jument matriarche les conduit, l'étalon les défend. Les juments et leurs poulains se trouvent toujours au centre. Les jeunes étalons jouent non-loin, jusqu'au jour où l'étalon chef les chassera, craignant pour sa place. Plus tard, il reviendront tenter leur chance en le défiant. S'ils gagnent, toute la harde leur appartiendra.

J’ai traversé Gobi. Toujours plus loin, j’ai traversé la chaîne de l’Altaï.

Altaï est à l'est. J'ai franchi les limites du monde connu, pour découvrir... que les seules limites sont celles que l'on s'impose par la peur. J’ai fui, mais je ne regrette pas. Mon ancienne existance est un souvenir confus. Quel était mon nom déjà ? oublié. J’en choisis un nouveau. Altaïstia, Altaï-est-àl'est, le nom de la frontière symbolique de l’ancienne existence. Frontière que jamais je ne refranchirais dans l’autre sens.

Telle la matriarche Takh, je formerai ma propre harde. Lle monde de Qin, n'est pu mien, un autre s’élève, un autre, qui n'attend que ma conquête.
Les arânes éternelles. Je pensais faire halte quelques temps en ces lieux, mais la mixité culturelle, les contrastes, qui me rappellent la traversée de Gobi, m’ont poussée à rester.
Je manie les armes. Je deviendrai maître d’armes et je formerais mes propres troupes de gladiateurs sur le modèle de la harde Takh.
La Harde d'Altaï, l'esprit même de la solidarité Takh. Sous la conduite de la matriarche, mon troupeau apprendra à déchirer l'ennemi, répandre les boyaux au sol et piétiner les cadavres encore fumants…



(Voilà pour le texte de présentation d’Altaîstia. Je joint sa fiche de personnage, sorte d’aide mémoire pour rôlistes)

Quote:
Nom : Altaïstia de Qin
Âge : 32
Race/classe : Humaine orientale – samouraï
Alignement : Chaotique mauvais
Caractère : Courageuse, pugnace, ne pardonne jamais, solidaire avec ses propres troupes uniquement, individualiste envers tout les exterieurs à « sa harde »
Capas spéciales : Empathie avec les équidés
Survie
Pistage








Akéonne la Hyène :






Bien avant sa vue, c'est son odeur qui vous assaille, relent de charognes insupportable pour un humain. Un bruit de pattes discret, et une sorte de chimère mi-femmme mi-hyène vous domine d'une bonne tête. Elle se cure les crocs avec un bout d'os, puis jette l'objet dans un coin de la pièce déjà ourdé de déchets. Akéonne n'a rien d'un maître d'arme, si ce ne sont les deux épées longues grossières accrochées à ses flancs. Suivant vôtre regard, elle dégaine les deux lames en même temps, les fait tourner puis les lâche au sol, sur un tas d'immondices. Le corps d'Akéronne est couvert de bijoux d'or brillants tels des dizaines de soleils, sur une peau noire et un pelage verdâtre. Vous ne pouvez compter les amulettes et autres grigris mais remarquez les disques empilés autour du cou, les bracelets plaqués aux avants-bras, et les perles dans les cheveux. Si vous vous arrêtiez à une moitié de ce corps, vous n'y verriez qu'une femme noire d'une quarantaine d'années, mère de nombreux enfants comme en témoigne son ventre saillant, et rongée de superstitions.

Akéronne s'assoie pour se gratter l'épaule de la patte arrière , et prend la parole :

-Nav'ée pou' l'odeu'. Jy peux 'ien. Inssstallez-vous comme pouvez, je vais che'cher à boi'e.

Ces paroles contrastent avec la pièce et les manières de vôtre hôtesse. Akéronne semble sans cesse osciller entre l'humain et l'animal, et ce conflit intérieur transparait dans ses actes. Alors qu'elle reprend un os de la main droite pour le ronger, elle s'agrippe le poignet de la main gauche en fermant les yeux sous l'effort de concentration. Quel maléfice est-ce là ?

Vous craigniez pour l'accueil mais à tord : un thé épicé dans un service étincelant de propreté, des petits gateaux au chocolat chauds, des fruits frais, rien ne manque, pas même la conversation. Akéonne parle d'une voix sifflante, traînante, sans prononcer les "R" ni les "L".

-Vous vous demandez comment je sssuis devenue... cesssi ? C'est sssse qu'y ssse demandent tousss. Je ssssuis née humaine, j'étais bee, mon pè'e m'appeait ssa ptite ssstatue d'ébène. Y avait tout pou' moi. Vi''age y m'aimait bien. Fatou...mata. Akéonne ferme les yeux et se couche en croisant les pattes.

"Fatoumata ? C'était vôtre nom avant ?

-Je c'ois. Cssss'est le nom que po'tent le qua't des filles du viage. T'op loin. Loin ssssud, loin temps, tout qui existe p'u. Moi j'étais gâtée. On me p'omit au p'u be' hoe vi'age, Maouc e' chassseu' de 'ions. C'était 'ui que toutes 'es aut'es vou'aient, mais y se'ait à moi, 'ien qu'à moi, et que j'attendais ce jou', je mettais 'es p'us beaux bijoux, j'achetais essen'e fleu's pou'r atti'rer flai' du chassseu' mais 'ui, i' me voyait pas. y voyait que l'aut'e p'tite po'teuse d'eau, la fie d'un vieux potier, jusssste parssse qu'e"e avait soigné b'essu'e au 'etou' chasse. C'était pas jussste. C'était mon p'omis, je rêvais de mot d'amou', de tend'esssse, et lui y s'offait à une bouseuse ! J'en ai pa'lé à pè'e. Mais occupé fo'mer successeu', plus de temps pou' moi. Alo's pa'lé à so'cier viage. mais 'ui 'efusé fai'e fi'tre pou' moi. Suis aée voi' aut'e so'cier, viage voisin. 'ui a fait fi'tre amou'. J'ai uti'isé, tout a''é mieux.

Maintenir l'effort pour comprendre l'histoire d'Akéonne est difficile. Ce n'est pas sa faute, mais vous soupirez de soulagement en voyant un petit gobelin desservir, puis proposer de raconter l'histoire de sa maîtresse. La familiarité dont le gobelin fait preuve vous surprend : Il gratouille l'épaule velue d'Akéonne et s'y asseoit, tout en poursuivant d'une voix haut perchée :

-Hihihihi ! Oui Fatoumata a fait boire un filtre d'amour à son chasseur, Maouc. Ca a marché un moment, mais la petite porteuse d'eau est revenue panser les blessures de nôtre tueur de lions, ou plus... T'es venue te plaindre au sorcier, ma grande Fatou, mais il t'a répondu une débilité du genre "ils sont trop profondément attaché l'un à l'autre gnagnagna". Bref, il fallait plus radical.

Le gobelin sort une petite arme de parade, en éprouve le tranchant de l'index et lèche la goutte de sang qui y est apparu. "Couic ! couic !!" mais elle avait trop de scrupules, nôtre petite Fatou. Elle ne voulait pas de sang sur les mains... Fais voir tes mains ? Dis ? J'adore les regarder, elles sont toutes noires dessus et toutes blanches en dessous.

-Talon, resssspecte nôt'e invité !

Akéonne se relève, grogne et s'ébroue. Le petit gobelin, brutalement catapulté, se réfugie dans un coin, tout penaud.

-Tu peux continuer, Talon, ssssans interrupsssion, clai' ?

-Oui, oui. Alors Fatou a payé un Homme-léopard, vous savez, ceux qui s'habillent comme des fauves, ils utilisent une arme de poing dotée de griffes pour tuer, et laissent les empruntes de leur bête fêtiche comme preuve. Il s'est occupé de nôtre porteuse d'eau, consigne laisser la tête et détruire le reste. Une vraie leçon d'art ! Imaginez la tête de Maouc quand il a vu sa petite poupée éventrée... mais là encore fatou tu avais fait une erreur : Le grand chasseur Maouc, sa vie ruinée, n'avait plus qu'une idée en tête : tuer les léopards, les tuer tous, jusqu'au (il marque une pause théatrale) DERNIER !! Perdu ! Perdu ! il n'avait plus envie de vivre, ce chasseur ! Mourir au combat ! Jeter toute ses forces pour accomplir sa tâche, voilà ce qu'il est parti faire durant des mois. Il ne revenait au village que très rarement, et la famille de Fatou a choisi un autre prétendant. Seulement...

-I' me plaisait pas ! Un vieux dégoutant qui ssssse repose sur sssses biens ! Je voulais aventu'e, passion de la jeunesssse ! Je voulais pas g'and chose... J'ai posé ultimatum à pè'e : 'et'ouver Maouc, le 'amener à la 'aison, et pou' ça, j'avais l'appui d'un aut'e so'cier.

-Voilà nôtre petite Fatou voyageant en litière avec 5 guerriers et un sorcier , à la poursuite d'un chasseur perdu. Quand ils l'ont retrouvé, il avait déjà rejoint sa porteuse d'eau, mort, mort sous les crocs d'une lionne. Tu as cru mourir de désespoir, Fatou ! Tu es revenue à ta famille, promise à un déchet, alors... tu as pris la seule décision raisonnable : Fuir. Fuir, te cacher au village voisin.

-Seulement...

-Laisses-moi continuer, ma chér... pardon. Oui, les nouvelles parvinrent à ton village sous forme de rumeurs : prisonnière ? Enlevée ? Ca leur donnait un excellent pretexte pour... une BONNE GUERRE (le gobelin éclate de rire) Vous voyez, ces dizaines d'hommes armés de lances, se lancer à l'assaut d'un village, brûler, piller, étriper, le corps luisant d'huile, tout ça rien que pour Fatou. Ils ont retourné chaque case, chaque pierre, pour rien : Fatou n'y était plus. En fait.... elle avait pris...

-Attention à ssssse que tu vas di'e

...la décision la plus stupide de son existence !

-Je ne contesssste pas.

J'y connais rien en magie Vaudou, mais Fatou a bu un machin qui t'emmene chez les morts. Tout ça pour quoi ? Retrouver Maouc ? MOUHAHAHAHAHA ! (le gobelin s'étrangle) Fatou, elle a erré des heures dans le brouillard. Tu vois, quand tu meurs, t'es aspiré par le haut, super haut, à te donner des vertiges mon pote ! Pardon... Ouais, et tu traverses des heu... je sais pas, mais à un moment t'arrives devant un fleuve. Et là, tu peux pas le traverser, parce que si tu touches la flotte, impossible de retourner chez les vivants ! Il n'y a qu'un passeur là bas. Certains l'appellent Charon, d'autres je sais pas. Fatou à demander à passer. Tu t'attendais à quoi, ma Fatou ? Même si t'avais réussi, tu serais tombée sur un couple enlacé dans les champs élyséens (ou le Paradis, ça dépend de ta religion) à se bécoter à jamais "smoutch smoutch" POUAH ! ca me fait vomir !

Akéronne gratte le sol d'une patte, renufle, tourne 3 fois sur elle même et se recouche.

-Un moment, tu te t'ouve mise à nue devant Cha'on (ou autre nom en fonction de ta religion). Peux pas menti'. Il voit à t'ave's toi comme dans un liv'e ouve't. J'avais fait t'op de mal. "oublie cette vie", qu'il a dit. Viens avec moi, je t'offei une chance de 'epa'ti' à 0, app'ends de tes eeu' pou'r ne plus les commett'e. Tu sais que tuer est mal, pou'tant tu l'a fait. ta vie est souillée, 'ecommence là, tu au'as autant de chances que nécessai'e.

Le gobelin hurle : -MAIS NOOOON !!! Piège ! Pas l'écouter, l'autre passeur, il te charme pour t'emmener du côté des morts !! Fatou a tué ? Et alors ? ce n'est pas grave, le meurtre est naturel, les animaux tuent ! Des milliers de créatures meurent tous les jours, ma Fatou.

-C'est ce que j'ai 'épondu.

-ALORS SOIT UN ANIMAL ! Et Charon (ou autre selon ta religion) l'a maudite, si tu es animal dans l'esprit, tu le sera de corps ! Arrachés ton apparence et ton ancien nom, désormais, on te nommeré Achéronne, la créature de Charon. Pas tout à fait ? Elle ne prononce pas les "R", Achéronne = Akéonne, vous saisissez ? HAHAHAHAHA !

(Si vous avez pensé "Qu'on étripe ce gobelin !! " nul ne vous en voudra.)

La femme-hyène reprend, les yeux humides de larmes : -Je suis 'evenue p'ofiter du carnage. Un village 'asé, des cadav'es accumulés, ceux de mon viage mê'és à ceux du viage voisin. Des odeu's dé'icieuses, un fesssstin gigantessssque à po'tée de machoi'e ! Qu'attendais-je ? NON ! je ne joue'ai pas comme Cha'on le veut ! J'ai 'ésisté, quitte à mou'i' de faim. Vous ne pouvez imaginer la to'tu'e subie. Quand tout vôt'e co'ps commande "Mange, mange, jette-toi dessus", mais que'que pa't, une petite étincelle d'humanité vous commande de n'en 'ien fai'e. La p'oposition de Cha'on était cha'itable. Pou'quoi avais-je 'efusé ?

Comme Akéonne semble paralysée en revivant cette scène, Talon le gobelin l'enlace en la réconfortant et termine :

-Elle s'est laissée mourir. Tout spectateur n'y voyait qu'un charognard agonisant dans un charnier. Qui et comment on l'a sauvée, je le saurais jamais.

-Si. (Akéonne sèche ses larmes) je me suis 'éveillé dans un end'oit inconnu. F'oid, si f'oid... plus de C'ocs d'animal, plus de t'uffe, j'ai c'u gagner. Mais en me red'essant su' 4 pattes, j'ai vu que... non. j'étais telle que vous me voyez, maintenant.

-Faut que je vous dise comment elle est devenue maïtre d'arme !

-Talon ! Nôt'e invité va pa'ti', ceci est une aut'e histoi'e. La p'ochaine fois, quand vous passe'ez en ces lieux, on vous 'aconte'a. Passez une bonne jou'née.



Akéonne la Hyène :

[img]Âge : 41
Race/classe : Demi-humaine-demie-hyène - guerrière
Alignement : Loyale neutre
Caractère : Calme, compassionnée, se remet sans cesse en questions, un peu naïve. Double personnalité (animale)
Capas spéciales : Empathie avec les hyènes (très utile isn't it ?)[/img:12dcaab7ce]


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