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Une épopée extraordinaire...

 
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Nelvéa
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PostPosted: Tue 19 Jun - 11:25 (2007)    Post subject: Une épopée extraordinaire... Reply with quote

Un matin d’été, Marianne, une jeune étudiante en communication d’une vingtaine d’années, décida d’aller rendre visite à son ami de toujours, Eder. Sachant que celui-ci habitait de l’autre côté de la capitale, elle prit la décision de prendre le métro. À Paris, comme dans beaucoup d'autres grandes villes, le métro était un moyen de transport très courant qui permettait aux habitants de se déplacer librement et sans trop de difficultés.
Lorsqu’elle voulut traverser la rue, qui se trouvait quelques mètres plus loin, une dame âgée lui prit le bras d'une main tremblotante et lui demanda doucement : « Mon enfant peux-tu m’aider, s’il te plait, à traverser la rue ; mon dos me fait souffrir, mes jambes sont engourdies et ma vieille canne ne me soutient guère… »
La jeune fille, heureuse de pouvoir rendre service de si bon matin, aida volontiers cette vieille femme à traverser la rue.

Arrivées de l’autre côté de la rue, une chose extraordinaire se produisit ; la jeune femme crut d’abord à un rêve éveillé, puis elle dut se rendre à l’évidence, la ville se transformait !
Elle vit tout d’abord les maisons se tordre, et changer de forme, puis elles se raréfièrent et devinrent plus petites, plus rustiques, finalement elles se métamorphosèrent en de simples petites chaumières ! Les rues devinrent plus étroites, les passants moins nombreux et furent remplacés par de simples paysans sortis de nulle part et surtout, l’air devînt plus pur, comme si rien, pas une seule voiture ne l’avait pollué, on sentait seulement l’air de la campagne, on entendait les cris de ce qui semblait être des oiseaux. Elle trouva les animaux « bizarres », ils avaient quatre pattes, comme les mammifères de son pays, mais curieusement, lorsqu'elle s'approcha d'un "chat" se trouvant près d'une maison, elle vit qu'il avait un nez long ainsi que des couleurs peu communes chez les animaux qu’elle avait l’habitude de côtoyer. Ses oreilles étaient grandes et sa queue était longue percée d'un gros trou à son extrémité, comme si on y avait placé un anneau pour la rendre parfaitement ronde.
De même, la végétation était elle aussi très différente, les arbres ressemblaient à des palmiers recouverts d’épines, ils donnaient des fruits en grande quantité. Ceux-ci ressemblaient à des cerises, les couleurs variant du bleu au rose pâle indiquant qu'elles étaient mûres.
La vieille dame qui lui tenait encore la main commença à se métamorphoser en une femme magnifique, aux yeux bleus, à la peau bronzée par le soleil et aux cheveux bruns.
Elle la fit s’asseoir et voyant qu’elle ne pouvait plus dire un mot, commença un étrange récit:

« Tu te trouves sur ma planète, la planète Gazte, elle est inconnue de la tienne et bien plus lointaine que tu ne pourrais l’imaginer. Il y a quelques siècles, les dieux nous ont dotés, en plus de la conscience, de pouvoirs étranges devant nous permettre de vivre et de nous nourrir sans trop de difficulté dans ce monde hostile. Ils nous ont dit avoir tenté une expérience de ce type dans un monde qui n’était pas prêt à les recevoir, mais que le mal était parvenu à triompher et que depuis ses ressources naturelles commençaient à manquer. Ils nous ont aussi avertis que si notre planète était comme la votre et qu’elle n’était pas encore prête pour ce genre d’expérience, le seul moyen de triompher du mal serait de faire venir une fille de votre monde à la beauté surnaturelle, aux yeux d’un vert émeraude, et dotée d'un pouvoir que très peu possèdent : un cœur pur.
Ce jour-là est arrivé!
Cette personne, c’est toi, tu ne le sais pas encore, mais tu as de grands pouvoirs, tu les tiens de tes très lointains ancêtres: les titans ; toi seule peut permettre à notre planète de retrouver son calme d’antan ! Car aujourd'hui des hommes abusent de leur pouvoir pour faire régner la terreur parmi nous, seul notre petit village reste épargné grâce à ma magie, mais je crains que dans quelques années ce champ de force ne devienne inutile !
Tu dois trouver étrange que je me sois transformée en vieille femme pour te faire venir, mais je n'ai pas voulu te faire peur. Cela fait depuis quelques mois que je t'observe, et j'ai remarqué à maintes reprises que tu avais de grandes qualités et que tu aimais aider ton entourage. J'ai donc pris cette apparence pour ne pas t'effrayer et te faire venir suite à une bonne action pour que tu puisses nous aider.
Pour y arriver nous allons devoir ensemble, traverser des épreuves difficiles ; à nous deux, nous y parviendrons ! Mais à deux conditions :
- que tu sois d’accord de nous venir en aide et que tu ouvres bien grand ton esprit, je t’apprendrais comment faire ! Es-tu prête à me suivre ?
- oui je suis prête, si ce que tu me dis est vrai, alors je ferai mon possible –même si je n’en connaîs pas tous les risques!-, répondit Marianne en croyant être en train de rêver. Mais tu ne m’as toujours pas dit quel est ton prénom ?
- je m’appelle Tatianna ! tu verras, ensemble nous vaincrons ! tu peux me croire!, lui dit-elle en l’embrassant et en souriant. »
_________________
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Last edited by Nelvéa on Tue 19 Jun - 14:11 (2007); edited 3 times in total
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PostPosted: Tue 19 Jun - 11:25 (2007)    Post subject: Publicité

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Tsaag Valren
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PostPosted: Tue 19 Jun - 12:28 (2007)    Post subject: Chapitre 2 : Reply with quote

****

Graonne, village de la plaine de Gazte, à l'est.


Daerkomaï fixait le Cercocat depuis cinq minutes environ.
Ne serait-ce que pour montrer à son frère, l'idiot qui prétendait qu'on ne peut soutenir le regard inquisiteur de ces félins plus de dix secondes, qu'il avait tort.
Le cercocat se rétractait. Les griffes sorties, les moustaches tressauttantes, il tentait vainement d'échapper à la pression psychique de son bourreau.
Daerkomaï patientait. Faire souffrir la proie est l'un des plus grands plaisirs de la chasse. Un plaisir d'autant plus intense qu'il est normalement interdit. Qu'importe, il enterrerait le cadavre, nul n'en saurait rien. D'ailleurs, Daerkomaï était depuis l'enfance passé maître dans l'art de mentir, de tromper, de feindre l'innocence et de tirer parti de toutes situations.
Le félin est épuisé. Daerkomaï sait parfaitement ce qu'il doit ressentir : cette sensation d'être prisonnier d'une cage à barreaux qui se rétracte, jusqu'à ce que vous soyez broyé avec elle. Vous voulez fuir, mais c'est impossible. Vous ne pouvez qu'attendre l'inéluctable. Que c'est bon ! Que c'est agréable de tenir de faibles créatures en son pouvoir !
Le cercocat pousse un long cri d'agonie, exhale son dernier souffle, et retombe dans l'herbe telle une poupée de chiffon, les yeux vitreux, le corps flasque...

**

Daerkomaï sortit de sa transe méditative frais et reposé. Un très bon souvenir d'enfance, son premier meurtre. Oh, il avait fait un bien long chemin depuis, 20 ans se sont écoulés.

Le pouvoir était si facile à acquérir ! Daerkomaï avait cherché longtemps, dans ses rêves, dans ses souvenirs d'enfance, d'où lui venaient de si incroyables facilités. Mais les images qui lui revenaient par flash n'avaient guère de sens.
Un autel où ses anciens amis et lui se prosternaient devant l'idole géante d'un serpent.
Une pyramide qu'il avait fait construire en l'honneur de personnes haïes.
Une salle où naissaient des hybrides par milliers.
Un liquide chaud. Des gens autour, parlant de clônage, de gênes ajoutés et d'autres choses incompréhensibles. Puis, plus rien.

Un début de migraine mit Daerkomaï de fort mauvaise humeur. Ca arrivait souvent, en pensant aux flashs du passé. Rien de tel pour oublier cela que de se soulager sur une esclave.
Daerkomaî héla l'eunuque qui gardait son harem personnel. Il choisit une jeune femme terrorisée, à la peau noire, une femelle qu'il avait pris un immense plaisir à hypnotiser et briser des heures durant lors de sa capture.
Une capture traître, d'ailleurs. Daerkomaï n'exposait pas sa puissance à la lumière du jour. Il agissait dans l'ombre, sournoisement, tel le serpent son emblême. Il se contentait de voyager de villlages en villages, de villes en villes, et d'enlever des femmes pour les enfermer dans sa forteresse personnelle, un lieu dont seuls ses serviteurs fidèles connaissaient l'emplacement et l'accès.

La forteresse Niorder.

Nul ne pourrait croire où imaginer qu'une centaine d'hommes vivent en ce lieu. D'extérieur, Niorder ressemble à un château de pierrailles abandonné depuis des siècles.
Daerkomaî et ses hommes vivent dans un dédale de galeries souterraines, sous le château.
Ils cultivent des champignons et d'autres plantes dans de vastes chambres. Ils ont même fait enlever des vanons (ruminants produisant de la laine et de mait) ici ou là pour en commencer l'élevage. Les bêtes enchaînées sont gavées de force, en attendant que Tenlil, le responsable agricole, trouve une substance qui les fasse grossir plus vite.

Daerkomaî se sent bien ici. Le lieu est imprégné de souffrance, il a l'impression de l'aspirer par tous les pores de la peau, de décupler ses forces et sa férocité. D'une torsion de la main droite, il couche l'esclave noire sur la paille ourdée d'excréments qui sert de couche aux vanons.
Daerkomaï veut faire preuve d'inventivité. Il fixe un ruminant quelques secondes pour le faire tomber sous son charme. L'animal s'approche pas à pas. D'un coup de couteau, Daerkomaï lui tranche le pis, inondant l'esclave et lui même de sang.
Voilà qui met plus de piquant ! Lequel va mourir le premier ? Il a le temps. La bête et l'esclave aussi. Tout le temps de s'amuser avant d'élaborer des plans plus sérieux.
Car Daerkomaî est promis à plus grand que cela. Un jour, on l'appèlera Impérator Daerkomaï, et il restaurera le patriarcat sur toute la surface de Gazte.


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Dorian
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PostPosted: Wed 20 Jun - 00:13 (2007)    Post subject: Chapitre 3 : L'apprentissage Reply with quote

- Une semaine Tyrwahyn! Il ne lui a pas fallu plus d'une semaine pour réveiller ses pouvoirs psychiques et commencer à les maitriser!
Tatianna ne tenait plus en place, en grande discussion avec le chef du village, son époux, elle tentait de lui faire partager son enthousiasme.
- Hier, elle est même parvenue à immobiliser une glivelle pendant plus d'une heure par le seul pouvoir de sa pensée!
- Qu'y a t-il de miraculeux à cela Tatianna, tous les enfants du village savent le faire dès l'âge de 10 ans! Son mari, affalé sur un trône de bois taillé dans la souche d'un de ces arbres aux longues épines qui pullulaient dans la région ne parvenait pas à comprendre l'excitation qui animait sa compagne.
- C'est vrai que pour nous, cet exercice n'est rien d'autre qu'un jeu qui nous amuse pendant l'enfance, mais notre apprentissage commence dès l'âge de 7 ans et pour les plus précoces d'entre nous, ce n'est pas avant notre neuvième année que nous parvenons à maitriser ainsi des êtres dotés de l'esprit vital ! Et puis surtout je ne lui avais pas encore révélé que c'était possible...

**********

Cela faisait maintenant deux semaines que Marianne avait aidé la vieille femme au regard si doux à traverser la rue. Elle avait mis du temps à réaliser ce qui lui arrivait. Elle avait d'abord cru à un rêve pensant qu'elle ne tarderait pas à se réveiller.
Mais après une vraie nuit de sommeil, elle s'était rendue à l'évidence, sa vie venait d'être bouleversée !
Dès lors elle avait fait preuve d'une insatiable curiosité, assaillant Tatianna de questions sur ce monde qui lui semblait si étrange.
- En quelle année sommes-nous? Avait-t-elle demandé.
Tatianna lui avait alors expliqué que le calendrier avait débuté avec le passage des dieux sur Gazte, à l'époque où ils avaient décidé d'offrir à ses habitants les pouvoirs psychiques qui leur permettaient de survivre sur cette planète quelque peu hostile. Suivant cette référence, elle lui annonça qu'elles étaient à présent en 568.
- Et quelle heure est-il?
Tatianna fit un quart de tour sur la gauche, leva les yeux au ciel et répondit le plus naturellement du monde : "16h18".
Marianne, quelque peu abasourdie par l'exactitude de la réponse la regarda avec de grands yeux... "Mais comment peux-tu être si précise?"
- Et bien je fais comme tout le monde, je regarde la montre !
- Mais quelle montre, comment peux-tu être aussi précise en te basant sur la position du soleil?
Tatianna éclata d'un rire sonore, la chose lui semblant si naturelle.
C'est alors qu'en levant les yeux Marianne se rendit compte que dans le ciel semblait flotter deux petites boules, l'une rouge et l'autre bleue. Tatianna, encore secouée par quelque spasmes lui expliqua alors que sur Gazte, les dieux avaient eu la bienveillance de fournir une montre universelle aux habitants, il suffisait de trouver le nord, chose que tous les Gaztiens pouvaient faire à l'aide de ses pouvoirs mentaux. Une fois ceci fait on levait les yeux, le satellite rouge indiquait les heures, et le bleu les minutes... La terrienne fixa quelques instants le ciel avant de rejoindre Tatianna dans son état d'hilarité.
S'en était suivi une discussion interminable au cours d'une longue promenade, sur tout ce qui les entourait. C'est finalement la tête bien pleine et les muscles bien vides que Marianne avait regagné la chambre que Tatianna avait mis à sa disposition.

Le lendemain, dès le lever du soleil, Tatianna avait commencé à essayer d'ouvrir l'esprit de Marianne aux forces naturelles, lui expliquant que chaque être vivant était doté de pouvoirs psychiques lui permettant de jouer avec la matière, de la déplacer, de la déformer, de la soumettre à sa propre volonté. Par ailleurs, elle lui avait aussi expliqué qu'à force de travail et de volonté, les plus doués des gaztiens parvenaient à maîtriser également les 4 élémentaux de base que sont le feu, l'eau, l'air et enfin la terre.
Marianne s'était révélée une excellente élève, attentionnée et volontaire. Il lui avait fallu quelques jours pour ouvrir son esprit mais dès le cinquième jour elle était parvenue à soulever une plume d'oiseau juste par la pensée. A partir de cet instant elle s'était amusée à travailler ce don comme tous les jeunes Gaztiens en apprentissage. Elle avait enchaîné sur la journée en tentant de soulever ses couverts lors du repas, il lui avait fallu s'y reprendre à plusieurs fois, et la salle à manger en avait gardé quelques traces, mais elle avait fini par porter la cuillère à sa bouche sans établir de contact physique. L'après-midi, c'était une épine de Galboa qui avait fait les frais de ses expérimentations, et le lendemain elle s'était attaquée à d'épais rondins de bois sec.
C'est alors qu'elle avait remarqué une sorte de petit animal aux écailles bleutées. Il ressemblait à un croisement entre un lézard et une gerboise avec deux petites cornes sur la tête.
Elle avait voulu étudier la bestiole de plus près mais dès qu'elle s'en est approchée l'animal prit ses jambes à son cou.
Elle avait alors commencé à se concentrer sur le petit être tout occupé à ronger un fruit tombé de l'arbre. Lentement elle avait établi un champ de force autour de l'animal et avait commencé à resserrer son étreinte, densifiant de ce fait le mur invisible autour de son sujet d'observation. Celui-ci sentant le piège se refermer sur lui, avait réagi en gesticulant et en tentant de s'échapper, la jeune femme avait alors augmenté sa concentration, comme pour alimenter la barrière mentale en énergie, finalement le rongeur avait fini par se laisser aller et s'immobiliser. Marianne, captivée par le phénomène avait alors pris le temps d'observer l'étrange animal. Elle avait passé plus d'une heure à le tourner et le retourner pour l'étudier sous toutes ses coutures.
C'est finalement Tatianna qui avait fini par casser la concentration de son élève. La souris écailleuse avait alors pris la fuite vers le trou le plus proche.

- Eh bien, par tous les dieux et les déesses tu apprends vite! Je ne t'ai pas encore révélé le pouvoir que tu avais sur les êtres vivants, que te voilà déjà en train de martyriser cette pauvre glivelle!
- Comment as-tu dis? Une glivelle...
- Oui, habituellement les enfants débutent leur apprentissage à l'âge de 7 ans, il leur faut alors plusieurs mois avant de maîtriser la matière morte et ce n'est que vers l'âge de 9 ans qu'ils commencent à s'exercer sur les vers de terre et les insectes afin de contrôler le vivant! Tu n'es là que depuis 6 jours et te voilà en train de manipuler un petit mammifère !
- Je suis désolée, excuse-moi, articula la jeune fille d'un air navré.
- Mais ne le sois pas Marianne ! Plus d'un adolescent rêverait de posséder tes dons ! Lorsqu'ils parviennent, comme toi, à maîtriser les animaux, ils sont alors en droit de choisir leur totem en apprivoisant l'animal de leur choix... bien souvent ils visent très haut, décidés à être accompagnés d'un fauve ou d'un mastodonte... et bien souvent il leur en coûte la vie...
"Mais alors, je peux me choisir un totem?" l'interrompît Marianne toute excitée.
- Oui, ainsi qu'un nom. Le choix du totem symbolise le passage à l'âge adulte, dès lors l'enfant peut abandonner le nom que ses parents avaient choisi arbitrairement pour lui à la naissance, et en prendre un qu'il jugera le plus adapté à ses valeurs et à son caractère.
- Alors je choisireai la Glivelle pour totem... et pour le nom...
- Prends ton temps pour cela, la coupa Tatianna, la Glivelle me semble être un excellent totem, c'est en effet un animal particulièrement agile, rapide et malin, capable de s'adapter à toutes sortes d'environnements et de situations. Néanmoins, pour le nom, tu dois prendre le temps d'y réfléchir calmement car il sera le reflet de ton âme!
Elle avait dit cela en emmenant Marianne vers sa propre masure. Marianne, tout en avançant se promit alors de trouver le nom qui lui conviendrait le mieux avant qu'elle n'ait apprivoisé sa glivelle.

**********

- Et bien voilà qui se révèle plus intéressant !
Tyrwahyn avait réagi à la dernière remarque de sa compagne en tournant la tête vers Marianne, perdue dans ses pensées...


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Tsaag Valren
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PostPosted: Wed 20 Jun - 11:20 (2007)    Post subject: Une épopée extraordinaire... Reply with quote

Marianne avait cru capter, l'espace d'un instant, un vent mauvais. Elle ne savait comment le définir, c'était un peu comme si des liens invisibles la rattachaient à tout être vivant alentour.
Cette sensation se dissipa un instant quand elle se concentra sur un homme, un homme seul qui rejoignait le centre du village en courant.

Tyrwahyn, Tyrwahyn ! Je.... vous en prie... aidez moi !
Le chef se releva de son trône de bois, emprunt de majesté, et demanda calmement des explications à l'homme essoufflé en le soutenant par les épaules.
- Ma fille.... Elle... a disparu.
Tyrwahyn et Tatianna invitèrent le nouvel arrivant à s'asseoir à la table de la masure voisine, pour se désaltérer, se restaurer et se sécher. Peu à peu, il se calma. Sa peur (une sorte de halo bleu, très curieux à voir) se dissipa aux yeux de Marianne.
Il reprit :
- Ma fille n'est plus dans le village. Ca ne lui ressemble pas ... vous savez, il y a eu des disparitions, dans les autres villages. Toujours des enfants ou des jeunes filles qu'on... ne revoit jamais !
Marianne suivait avec attention le curieux phénomène dont elle était témoin. Le halo bleu entourant ce père gagnait en couleur lorsqu'il s'arrêtait à certains points particulièrement pénibles de son récit.
- C'est de ma faute. Nous venons d'avoir un nouvel enfant, ma femme et moi, nous avons négligé Dina, ma petite Dina... Elle a 10 ans. Elle...
Plus l'homme avançait son récit, plus Marianne se sentait mal. Un peu comme si la peur de ce père rayonnait de lui par vagues et que cette vague touchait tout être vivant alentour en lui communiquant un peu de sa propre détresse. Elle se retourna pour en faire part à Tatianna, et la jeune femme la gratifia d'un regard compréhensif.
- Tatianna, je vois un halo de couleur autour de cet homme.
- Les auras émotionnelles. Le bleu est la couleur de la peur. C'est une conséquence de l'empathie. Ce talent se travaille, et l'entraînement qui permet de voir les émotions est particulièrement long.
- Tatianna, je.... suis désolée de vous embêter avec cela, mais cet homme et sa fille, ils m'ont fait penser à mes propres parents. A mon meilleur ami, Eder. Et à mon chat. Ils doivent s'inquiéter !
Les deux jeunes femmes se serrèrent mutuellement dans les bras. A l'autre bout de la table, Tyrwahyn et le père de Dina également. Telles un feu que l'on éteint, peur et tristesse se dissipèrent sous une vague d'amour. Le réconfort. Puis le temps d'agir. Tyrwahyn prit la parole :
- Je vous promets que Tatianna et moi ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour retrouver Dina. C'est la première fois qu'un enfant de notre village disparait. Nous ferons en sorte que ce soit la dernière.

Les habitants du villages convergeaient vers la place centrale, comme s'ils y avaient tous été mentalement invités.
- Qui a vu Dina pour la dernière fois ?
- Elle a assisté aux cours communs ce matin.
- Elle a grimpé sur mon toit dans l'après midi
- Je l'ai vue cueillir des merisses roses il y a 5 heures.
Les derniers témoignages attestaient de la présence régulière de Dina, entrant et sortant de la maison pour s'amuser avec les autres enfants.
Une femme aux cheveux gris prit la parole. Marianne avait tourné la tête vers elle avant même qu'elle ne commence à parler car une forte vague de surprise (couleur jaune pâle) avait précédé ses paroles.
- Je ne m'inquiétais pas, tous les enfants savent dès leur plus jeune âge qu'il ne faut pas sortir. Et nous continuons à accueillir ceux de l'extérieur. Beaucoup d'entre nous ne sont pas natifs de ce village, d'ailleurs. J'ai vu un homme lui parler. Un très beau jeune homme, aux cheveux noirs, aux yeux bruns, et... je ne me rappelle de rien ensuite. C'est de ma faute, il a dû la forcer à sortir du village ! Pourquoi je ne m'en rappelle pas ?
Tyrwahyn s'était rapproché. Il murmura des paroles apaisantes.
- Grand-mama Ninou, tu portes les traces d'une incursion mentale. Cet homme t'a hypnotisée et il a tenté d'effacer son souvenir de ta mémoire, c'était sans compter ta résistance et ta sagesse. Tu n'as rien à te reprocher.
Tyrwahyn et Tatianna faisaient face à un curieux dilemme. En principe, aucun être animé de mauvaises intentions ne pouvait franchir l'enceinte du village.
Ils avaient promis de retrouver Dina, mais pour eux, quitter le village signifierait affaiblir le champ de force et exposer les habitants aux périls de l'extérieur.

Marianne s'approcha, un feu de détermination brûlait dans son regard :
- Je veux vous aider à retrouver Dina.


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Solyane
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PostPosted: Sat 7 Jul - 10:38 (2007)    Post subject: Une épopée extraordinaire... Reply with quote

Forteresse de Niorder, les geôles


Seule une étroite ouverture en haut du mur offrait une faible lumière. Dina était prostrée dans un coin de la cellule. Ses pensées la ramenaient quelques jours en arrière ; combien, elle n'aurait su le dire. En même temps que sa liberté, elle avait perdu la notion du temps qui passe. Elle repensait au jeune homme et elle s'en voulait de son imprudence. Mais comment aurait-elle pu deviner ? Il était si beau avec ses cheveux noirs et ses yeux bruns.... ses yeux dans lesquels elle s'était sentie aspirée...

*********

Forteresse de Niorder


Seul dans son salon, Daerkomaï jubilait. Il les avait eus ces maudits gaztiens. Depuis le temps qu'il attendait sa revanche !
Gazte, le dernier village à lui résister venait de lui offrir cette ravissante et attirante petite fille de 10 ans ; Dina, la fille de son pire ennemi allait être l'instrument de sa vengeance !


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Solyane
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PostPosted: Sun 8 Jul - 10:44 (2007)    Post subject: Une épopée extraordinaire... Reply with quote

Tatianna blêmissait à vue d'oeil. Elle semblait sur le point de s'évanouir. Lorsque Marianne s'en aperçut, elle se précipita vers elle :
- Tatianna, que se passe-t-il ? Que t'arrive-t-il ?
Tatianna était couverte de sueur, elle était parcourue de frissons, elle s'agitait, pleurait. Mais il semblait à Marianne que malgré son état, Tatianna cherchait à parler.
- Tatianna, calme-toi ! Explique-moi !
Dans un effort immense, Tatianna murmura :
- Dina, ...nous ne la...récupérerons jamais !!
- Pourquoi ? Réponds !
- Je ne peux pas...
C'est alors que Marianne se tourna vers les villageois présents. Mais il ne restait plus que Tyrwahyn. Tous les autres étaient sortis sans que Marianne s'en aperçoive. Tyrwahyn fixait Marianne intensément, un air déterminé se dessinait sur son visage.
- Assieds-toi Marianne. Je pense effectivement que tu peux nous aider. Tu es même la seule qui le puisse.
- Comment ça ?
- Tu es la fille dont les Dieux nous ont parlé.
Marianne était tellement abasourdie qu'elle blêmissait aussi à son tour. Elle s'assit sur le tabouret le plus proche et écouta.
- En effet, les Dieux nous avaient annoncé qu'une enfant de notre village se ferait enlever et que ceci arriverait peu de temps après l'arrivée d'une jeune femme aux dons extraordinaires. Tes pouvoirs grandissent de jour en jour, Marianne, tu ne tarderas pas à atteindre et même surpasser les pouvoirs de Tatianna ainsi que les miens.
Marianne ne comprenait toujours rien, mais elle écoutait avec attention et étonnement.
- Nous savons qui a enlevé Dina...
La surprise se lisait de plus en plus sur le visage de Marianne.
- Il y a de cela onze ans, Tatianna était déjà une jeune femme magnifique, la plus belle de tout le village. Tous les jeunes hommes étaient amoureux d'elle. Surtout deux hommes, deux frères... Ces deux frères qui étaient si proches auparavant, se sont voué une haine farouche lorsqu'ils comprirent que Tatianna avait succombé au charme des deux. Ils l'obligèrent à choisir entre eux deux tandis qu'ils promettaient que le perdant quitterait le village. Son choix s'est porté sur moi. Mon frère est parti mais en nous promettant vengeance. Lorsqu'il est parti, personne ne le savait encore mais Tatianna était enceinte. Mais duquel ? Nous l'avons compris à la naissance, ce bébé ressemblait beaucoup trop à mon frère.
Tyrwahyn ressentait une douleur immense en évoquant ces événements. Marianne s'en aperçut et lui demanda doucement :
- Qui est ton frère ? Et qui est cet enfant ?
- Cette enfant est Dina et mon frère est Daerkomaî. Pour protéger Dina, nous avons décidé de la confier à un couple du village qui venait d'avoir un bébé mort-né. Personne n'en sut jamais rien et ils s'en occupèrent comme de leur enfant.
Toutes ces révélations avaient surpris Marianne qui pourtant parvint à demander :
- Comment Daerkomaï a-t-il appris l'existence de Dina ?
- J'ai une idée à ce sujet...


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Saphira
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PostPosted: Fri 13 Jul - 15:40 (2007)    Post subject: Une épopée extraordinaire... Reply with quote

*******

Tyrwahyn et Marianne sont seuls dans la forêt qui borde le village. La jeune fille est assise en tailleur, le vieil homme en face d'elle.Tous deux ont les yeux fermés et se concentrent. En fait, Marianne s'entraîne dur. Des gouttes de sueur perlent sur son front. Elle apprend à communiquer par la pensée.
" Tu te débrouilles plutôt bien ", lui dit Tyrwahyn.
" Vous pensez ? Pourtant cet exercice m'épuise. "
" C'est tout à fait normal, lui explique le vieil homme. La plupart des personnes met des années à ne pas être épuisée au bout de dix minutes de conversation. Mais cela fait déjà une demie-heure que nous parlons, et tu tiens ! Comme si c'était un don chez toi. "
" Je ne comprends pas pourquoi j'ai été choisie. C'est vrai que c'est bizarre, Tatianna vient me chercher, et il se trouve justement que j'ai un don pour la magie ! "
" Il y a tant de choses que l'on ne peut expliquer, répond sagement Tyrwahyn. Et en parlant d'expliquer tu ne sais toujours pas comment Daekomaï a appris l'existence de Dina, ni pourquoi il a tant tenu à la capturer. Tu vas voir que la télépathie ne sert pas que pour les mots. Concentre-toi bien, tu vas connaître la vérité. "

Alors l'esprit de Marianne se brouilla et elle vit une immense salle rouge entièrement décorée de runes mystérieuses. Au centre de la pièce trônait un autel sur lequel reposait le cadavre intact et nu d'une jeune femme.
Un homme entra dans la pièce par une grande porte en bois. Cet homme était grand et terrifiant. Ses longs cheveux bruns tombaient sur une longue veste de cuir noir. Sa bouche se tordait en un sourire démoniaque et ses yeux reflétaient le désir de tuer.
Il s'avança jusqu'à l'autel et s'arrêta devant. Il sortit de sa poche un magnifique poignard au manche d'ivoire incrusté de gros rubis.
Il le leva au-dessus du corps de la femme et prononça des paroles dans une langue inconnue de Marianne, puis d'un coup sec transperça la poitrine de la femme au niveau du coeur.
C'est alors que de la fumée noire et opaque se forma au-dessus du cadavre et, lorsqu'elle se dissipa, on pouvait voir une créature affreuse, avec des ailes de chauve-souris immenses, des yeux rouges et globuleux et un corps recouvert d'écailles noires. La créature s'adressa à l'homme :
- DaerkomaÎ, tu as décidé de m'invoquer, moi, l'un des démons les plus puissants du royaume de Gazte, afin que je t'aide. Mais sache que tu cours de grands risques en t'alliant avec moi.
- Oui, je connais les risques, mais j'ai besoin de toi pour conquérir le royaume.
- Soit, alors j'accepte de t'aider. Mais tu dois savoir qu'une prophétie dit qu'un jour le plus grand et le plus cruel des seigneurs de Gazte faiblira et perdra devant une jeune fille de son propre sang. Il y a des chances pour que tu sois cet homme car l'invocation d'un démon requiert un coeur souillé par le sang et la cruauté.
- Tu crois donc qu'une jeune fille de mon sang pourrait causer ma perte... mais si je n'ai pas d'enfant, cette jeune fille n'existera pas, étant donné que j'ai tué presque toute ma famille quand j'étais jeune...
- Cette jeune fille existe déjà.
Ce fut alors le noir complet dans l'esprit de Marianne.
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Tsaag Valren
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PostPosted: Fri 13 Jul - 17:15 (2007)    Post subject: Une épopée extraordinaire... Reply with quote

Le néant... ce serait si tentant de s'y réfugier. Pour fuir la douleur, garder de soi le meilleur, celui de la petite fille jouant sans fin. À grimper sur les toits. À rattraper le cercocat. À cueillir les fruits, à mordre à pleines dents les bienfaits de la vie.

Il faudra tenir.

Dina ne connaissait pas le malheur. En quelques jours, elle avait enseveli une décennie d'insouciance sous une montagne de souffrance. L'ignorance ne prémunit de rien. Étrange sensation, celle d'explorer ce que l'âme humaine renferme de pire. Elle avait croisé le regard fuyant du responsable venu la nourrir quotidiennement. Le regard d'un être prêt à se battre corps et âme pour un peu de dignité, de reconnaissance, et de plaisir. Un regard de jouissance devant l'impuissance d'une petite fille.

Dina a choisi l'écoute pour remède à sa peur. Curieux comme l'on développe des sens dont on ignorait l'existence lorsque les circonstances obligent. Là où tout autre n'entendrait que de banals bruits de pas, Dina sait qu'il s'agit d'un homme d'environ 65 kilos, pieds nus, les ongles longs (ça racle la pierre !) , et qu'il vient la nourrir. Il vient tout les jours à la même heure.

Dina se pince. Idiote ! Tu n'as pas de super-pouvoirs comme Tyrwahyn et Tatianna ! Au cours commun, tu étais même nulle ! très nulle ! Même si les maîtresses disaient des choses gentilles ! En vérité, tes "parents" ne t'aiment pas, Dina ! Ils t'ont abandonnée quand ils ont eu ton petit frère. Ils se fichent de toi, ils ne viendront JAMAIS te chercher ! Tyrwahyn et Tatianna non plus, ce sont des pleutres qui ont peur de sortir du village ! Tu es seule !! SEULE À JAMAIS !
- NON !
- Non ?
- Sortez de ma tête ! Partez ! Ils viendront m'aider ! Vous dites des vilaines choses !

Une clé tourne. C'est le type-qui-apporte-les-plateaux-repas. Il transpire.
- Hinhinhin... je pourrais faire de toi c'que j'veux, tu pourrais gueuler à mort, qui qui lèverait son fion pour sauver ta jolie peau, ma p'tite poupée... ? Ma p'tite poupée toute douce... toute fragile...

Dina se recroqueville dans un coin de la cellule. Elle voudrait être loin, si loin. La tête cachée dans les mains, protection dérisoire.

Que quelqu'un vienne ! Au secours !
Ni fuite, ni secours, il ne reste que le néant. Dina se perd dans un monde illusoire, un doux cocon où nulle mauvaise chose n'a le droit de pénétrer.

Sa conscience de l'extérieur diminue. Il lui semble percevoir des bruits de lutte. A quel monde appartiennent-ils ? Au réel ? impossible. Le bourreau a raison, personne ne viendra la sauver.

Une main d'adulte écarte la sienne de son visage en pleurs.

- Tout va bien maintenant.

Dina rouvre les yeux.

-Tyrwahyn ?

-Je m'appelle Daerkomaï. Tu as de la chance que je sois passé dans le coin, ce type allait... Bref. Sortons d'ici. Je vais te faire aménager une chambre où personne ne pourra t'embêter. Dis-moi, petite fille, qui t'a enfermée ici ?

Dina hésite. Elle croit se souvenir, mais le réel et le néant des jours passés se confondent et se mélangent en créant un tableau opaque.

- C'est vous !!

- Petite fille, c'est impossible ! Si j'avais su plus tôt que tu étais enfermée ici, je serais venu t'aider !

- Non... si... je ... plus... je veux maman et papa !

- Pauvre petite. Je vais te conduire dans une chambre. Avec des peluches et des jouets rien que pour toi !

Comme dans un rêve, Dina quitte sa cellule étroite sur les talons de l'étrange Daerkomaï. Avec ses yeux adaptés à l'obscurité, elle balaie la cité de cavernes souterraines qui l'entoure.

- Tu as l'air curieuse, petite. C'est tout à ton honneur. Nous nous trouvons à Niorder, la dernière forteresse sûre du monde de Gazte.
- Pourquoi la dernière ?

Daerkomaî se retourne et s'agenouille à sa hauteur, les yeux doux.

- Tu n'es pas au courant ? Pauvre, pauvre petite fille... Une série de catastrophes affecte le monde entier. On l'appelle le Feu-du-Ciel. On ne sait d'où il vient ni pourquoi il nous frappe, mais la plupart des villes de la surfaces ont été détruites. Tous les jours, des réfugiés arrivent à Niorder. Pour survivre. Nous avons adapté notre mode de vie à cette fin.

- Non !

- Je t'ai sauvée avant l'effondrement de ton village. Tu ne te rappelles pas ? Ensuite, je t'ai perdue de vue. Excuse-moi, il y avait tellement de monde à sauver. Une brute a dû te récupérer. C'est ma faute.

C'en est trop pour Dina. Papa, maman, tout le village. Trop. Elle observe d'un oeil morne les souterrains de Niorder. Des chambres reliées entre elles par des galeries, à la manière d'une fourmilière. Partout, des ouvriers harassés s'acharnent à creuser, cultiver, ou s'occuper de troupeaux. L'ambiance est froide et déshumanisée. Les gens semblent travailler sans passion, sans but.

- Voilà ta chambre, petite fille. Tu ne m'as pas dit ton nom ? tu peux me faire confiance, tu sais.

- Di... Dina.

- Dina, je te confie la clé de ce lieu. Tu seras en sécurité ici. On viendra te porter à manger dans quelques minutes. Tu as des toilettes et une douche au bout de la galerie. Je te ferai porter des jeux comme promis. A tout à l'heure Dina.

- Mer...ci.

Dina se couche sur une couette moelleuse, puis fond en larme en pensant à ceux qu'elle a perdu.



***

Quelques minutes plus tard.

- 'Tain, t'trop fort, Derko. C'qu'une mioche mais les bobards qu'tu lui fais gober passent aussi bien que ton poing dans ma gueule. La vache. Enfoiré, tu m'as pas raté.

- C'était le meilleur moyen de gagner sa confiance. Et puis, un microcéphale comme toi ne sait pas jouer la comédie.

- On d'vrait se la trucider, pas la nourrir, cette mioche.

- Je vais lui imprimer une absolue confiance en moi et la phobie de l'extérieur. En passant, cervelle d'huître, tu devrais t'habituer à m'appeler Imperator , je n'aime pas les familiarités, surtout venant de ton espèce.

- Ok. Im-pé-ra-tor. Pourquoi ?

- Il est temps de soumettre l'extérieur. Par la peur. Le Feu-du-Ciel est une réalité, une jolie invention de la chambre d'ingénierie. Je vais simuler une catastrophe. Alors, les villages extérieurs se rangeront sous ma coupe comme des toutous serviles. J'apparaitrai en sauveur. Tu vois, j'ai dit la vérité à ma fille. Avec 6 mois d'avance.

- C'est génial, Impétror.

- Dégage, crétin.


Daerkomaï rejoint la chambre des ingénieurs. L'une de ses idées, encore une fois : l'humanité doit être triée, sélectionnée et cloisonnée. Lorsque chacun travaille dans son domaine de compétence, on atteint l'excellence.


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